Le château de papier qui tenait chaud

Par une nuit fraîche, deux amis construisent un petit château pour abriter les décorations de la fête.

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Illustration — Le château de papier qui tenait chaud, partie 1

La nuit d’automne devient fraîche. La Citrouille et le Petit Fantôme veulent abriter les décorations de la fête. « Construisons un château ! » Ils plient une première tour. Elle penche comme une grande feuille fatiguée. Le Petit Fantôme tire doucement sur un coin : la tour se redresse… puis redevient toute molle ! Pour la deuxième tour, ils ajoutent trois plis et un toit pointu. Une rafale souffle : la tour s’envole comme un cerf-volant ! « Reviens, petite tour ! » Enfin, ils fabriquent une porte. Elle refuse de rester ouverte et claque doucement. La Citrouille glisse dessous un coussin plié. La porte tient… juste assez pour laisser passer un bonbon.

Les amis renforcent les murs avec des éventails, des boucles et des plis en accordéon. Le château devient drôle, coloré… et presque solide. Puis le vent souffle plus fort dans les feuilles. Le vent pousse fort. Les murs bougent, le toit se soulève, les décorations roulent dans l’herbe. « Venez nous aider ! » appellent les deux amis. Alors, chacun apporte quelque chose : une feuille cartonnée, un coussin, une pince colorée. Les amis posent, tiennent, attachent. Peu à peu, le château cesse de danser. Le château tient debout ! Les décorations y trouvent une place, puis les invités entrent à leur tour. On se réchauffe avec du lait doux, du chocolat chaud et des histoires amusantes. Dehors, le vent s’endort. Dedans, les rires font danser les ombres douces. Le Petit Fantôme chuchote : « Notre château tient chaud parce qu’il a beaucoup d’amis. »

Illustration — Le château de papier qui tenait chaud, partie 2

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